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Les enjeux scientifiques

Mis à jour le lundi 14 janvier 2013 13:10

Programme Vigie natureLes sciences participatives sont des programmes de recherche associant d'une part des scientifiques pour définir les protocoles et réaliser les analyses et d'autre part le public pour collecter les données. Ce type d'association est particulièrement pertinent dans le cadre des études concernant la biodiversité car il permet la collecte de données sur de grands territoires et sur une longue durée, conditions nécessaires à la compréhension des mécanismes de fond. Ainsi, en Grande-Bretagne, un suivi sur plusieurs milliers de sites chaque année depuis 1967 a permis de constater un déclin de l'ordre de 75% de la Bergeronnette printanière en relation avec les changements de pratiques agricoles. En Ile-de-France, où un suivi comparable est effectué depuis 2001, l'analyse des données collectées par les bénévoles a montré que cette espèce a perdu de l'ordre de 30% de ses effectifs en 8 ans. La biodiversité étant ce qu'elle est [pour mémoire: animaux, plantes, champignons, microorganismes mais aussi milieux et surtout toutes les interactions qui rendent leurs vies possibles], appréhender les mécanismes qui la régissent implique d'une part une approche des communautés vivantes sur de grands territoires et un suivi temporel à long terme et d'autre part des études très spécifiques s'intéressant plus en détail aux interactions entre quelques espèces, habitats et leur environnement.
Classiquement, le monde scientifique s'avère très performant pour ce second volet car il ne nécessite pas la mise en œuvre de collectes de données massives ou de grande envergure mais plutôt des analyses fines impliquant des mesures, suivis, voire des expérimentations complexes. C'est par ce type d'approche qu'on pu être déterminées par exemple en Ile-de-France les conditions du maintien des populations très isolées de la Prêle panachée, plante très rare en plaine dont les populations de très petites tailles entrainent une faible diversité génétique, facteur d'extinction.
Par contre, pour une approche de la biodiversité à l'échelle des communautés, les programmes impliquant des collectes de données simples à grande échelle fonctionnent par contre très bien lorsque la collecte est assurée par des bénévoles, ne serait-ce que pour des raisons économiques. C'est ce type de collaboration entre citoyens et scientifiques qui a pu démontrer que ce n'est pas un problème de ressources en nourriture mais bien des raisons relatives à la qualité du milieu qui ne permet pas l'établissement en milieu urbain de communautés diversifiées de papillons de jour.

Voir aussi l'article sur le programme Vigie nature

 

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