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Retours sur le Colloque "Economie et biodiversité : Produire et consommer dans les limites de la biosphère"

Mis à jour le jeudi 9 avril 2015 17:15

Le mercredi 22 août 2012, à 131 jours de la fin de l’année, le réseau Global Footprintsignalait que l'humanité avait utilisé son « budget » de ressources naturelles pour l'année 2012. Cet indicateur, basé sur le concept développé par le groupe de réflexion britannique New Economics Foundation permet de conceptualiser l'écart entre ce que la nature peut régénérer et ce qui est requis pour alimenter l'activité humaine. En d'autres termes, cela signifie qu’en à peine 8 mois, nous avons utilisé les ressources naturelles renouvelables et la capacité de séquestration de CO2 que la planète peut durablement supporter cette année. Pour mémoire, l'année dernière, la date du "jour de dépassement global" était le 27 septembre.

La prise de conscience du caractère fini de notre planète, si elle est sujette à discussion quant aux échéances et aux alternatives, est ancienne et mobilise un nombre croissant de contributeurs. C’est la suite logique de la mobilisation en faveur d’un développement durable dont la représentation la plus commune a parfois oublié cette dimension. Et ce, même si, dès 1979, René Passet, dans «L'économique et le vivant», proposait un schéma représentant le développement durable au moyen de sphères enchâssées plutôt qu’entrecroisées, rappelant ainsi l’évidence : pour l’heure, la société humaine et l’économie ont pour socle commun le tissu vivant de la planète.

Le colloque Natureparif – Humanité & Biodiversité et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et pour l’Homme s’inscrivait dans cette vision. Nous avons souhaité démontrer, exemples à l’appui, qu’il est possible de repenser nos modes de production et de consommation. Parce que l’être humain est une espèce parmi d’autres, nous avons choisi de présenter ces cas en les organisant autour des besoins vitaux communs à tous les êtres vivants : se nourrir, se loger et se déplacer. Nous présenterons des mécanismes qui peuvent favoriser ces transitions, les pratiques privées et les politiques publiques qui peuvent catalyser ces changements.

En attendant la sortie des actes de la rencontre, vous trouverez ci dessous les premières présentations des intervenants qui en disposaient en libre téléchargement.

Mardi 19 mars                             

  • Anne-Marie DUCROUX Présidente de la section de l'environnement du CESE
  • Liliane PAYS, Présidente de Natureparif
  • Hubert REEVES, Président d’Humanité et Biodiversité

 9h30- 10h : Conférence d’introduction : Pour une économie respectueuse de la nature et des humains Robert BARBAULT, professeur d’écologie à l’Université Pierre et Marie Curie, directeur du département écologie et gestion de la biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle

Plénière 1 - Croissance et monde fini, limites et seuils

Ouverture : Croissance et monde fini, limites et seuils

Geneviève AZAM, économiste, Université Toulouse II, Conseil Scientifique de l’association Attac États des ressources, rythmes d’usage et de prélèvements, limites et seuils critiques, capacités : panorama des limites de la planète Sebastian WINKLER, Directeur de Global Footprint Europe (Voir la présentation)

Transition des filières économiques : quelles réorganisations ? Quels nouveaux indicateurs de mesure ? Julien MILANESI, maitre de conférences en sciences économiques, Université Paul Sabatier, Toulouse

Débat Participatif :  « Quelles sont pour vous les actions prioritaires à mettre en œuvre pour la transition écologique de l’économie ? »

Débat avec l’ensemble des participants animé par Yvan MALTCHEFF

Plénière 2  - Les solutions sectorielles : quelles transitions par secteurs d’activités ?

PARTIE 1 – Se nourrir : la filière agroalimentaire 

La filière agroalimentaire comprend l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et la distribution des produits (plateformes logistiques, grande distribution, marchés). Face à l’augmentation des besoins, comment produire durablement, en favorisant la biodiversité ? Quelles mesures pour lutter contre la spéculation sur les matières premières, le gaspillage, l’uniformisation génétique des cultures et des races, ou encore l’inégalité des partages, comment transformer les pratiques ?

Ouverture : Mondialisation et spécialisation de l’agriculture et leurs effets pervers Jean-Marc Meynard, INRA (Voir la présentation)

Les producteurs : pourquoi faut-il diversifier les modèles agricoles (agroforesterie ; rotations culturales ; agriculture urbaine) et raccourcir les filières de distribution ?

Les enseignes de distribution : de quels produits avons-nous vraiment besoin ? Les consommateurs à l’épreuve du marketing industriel trio : Marie-Monique ROBIN, journaliste et réalisatrice et Yves FRANCOIS, élu à la Chambre d'Agriculture de l'Isère - Bruno GENTY, président de France Nature Environnement

15h45 : Partie 2 – Se loger : la filière du bâtiment et de la construction 

Faut-il construire plus ou faut-il construire mieux ? A l’heure où l’artificialisation se fait durement sentir et où les arbitrages relatifs à l’utilisation de l’espace sont de plus en plus tendus, le secteur du bâtiment est dos au mur. Bien plus que de simples mesures vertes, une transition de fond s’impose vers la production des matériaux locaux et valorisables (recyclage, bio-sourcing) ainsi que vers de nouvelles formes d’architecture et d’aménagement favorables à la biodiversité. 

Ouverture: comment lutter contre le « gâchis foncier » et réduire l’empreinte énergétique des bâtiments ? Françoise-Hélène JOURDA, architecte

L’enjeu des matériaux de construction : recyclage et réemploi, matériaux géo et bio-sourcés… Duo : Christophe Jozon président de la commission recyclage de l’Union Nationale des Producteurs de Granulats  (Voir la présentation) et Bernard BOYEUX, Président de l’association Construction & Bio-ressources  (Voir la présentation)

Décentralisation et mix énergétique : les stratégies nouvelles Duo : Jean Lemaistre, Directeur Stratégie, GrdF (Voir la présentation) et Raphaël Claustre, directeur du Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER)

 

Mercredi 20 mars

Plénière 3 - Produire autrement : changer les processus et les logiques industriels

La fabrication des produits nécessite toujours plus de matières premières (mines, carrières, terres rares) accroissant les prélèvements naturels. Si certains économistes avancent que les gains de productivité stabiliseront la demande, d’autres, à l’instar de  Jevons, qui a donné son nom à l'effet rebond, réfutent cette thèse ! Les appareils consomment moins, mais leur usage s'intensifie, et la consommation de ressources en valeur absolue augmente…

Ouverture : Les processus industriels et la gestion des filières tels qu’ils existent majoritairement aujourd’hui contribuent à la destruction des ressources et à la surproduction, comment changer les mécanismes ? Emmanuel DELANNOY, directeur de l’Institut Inspire

L’obsolescence programmée : les stratégies industrielles et commerciales sont-elles fondées sur le gaspillage ? Annel-aure WITTMAN, référente Modes de production et de consommation responsables, association les Amis de la Terre (Voir la présentation)

La place de l’économie circulaire dans le territoire Pascal HARDY, dirigeant d’iNex (opérateur d’écologie industrielle), membre de l’Institut de l’Economie Circulaire.

Les paradoxes des mutations de l’industrie. Philippe FREMEAUX, alternatives économiques

Plénière 4 - Quels outils de régulation pour réussir la transition écologique ? (partie 1)

Il n’existe aucun mécanisme d’encadrement et de régulation qui soit pleinement satisfaisant. Il convient donc plutôt de mettre en œuvre une palette de mesures pour encadrer l’économie. Passage en revue d’outils à même de susciter des changements de comportements, avec les leviers opportuns (incitatifs ou dissuasifs).

Ouverture : panorama des instruments de régulation pour mettre en œuvre la transition de l’économie Harold LEVREL, économiste à l’IFREMER 

Comment et qui définit les normes, les limites à l’utilisation de la biosphère ?  Gilles J.MARTIN, Professeur à l’Université Nice-Sophia Antipolis et à Science Po Paris (Voir la présentation)

Témoignage

Allain BOUGRAIN-DUBOURG, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux

Plénière 4 : Quels outils de régulation pour réussir la transition écologique ? (partie 2)

Réformer la comptabilité des entreprises : vers un bilan biodiversité  Joël HOUDET, Responsable éditorial et scientifique de l’association Synergiz (Voir la présentation)

Comment penser une fiscalité écologique tout en maintenant la compétitivité des entreprises ? Guillaume SAINTENY, fiscaliste, Ecole polytechnique

Au-delà des systèmes monétaires conventionnels, quels mécanismes alternatifs au service d’une économie sociale et écologique ? Wojtek KALINOWSKI, co-directeur de l’Institut Veblen pour les Réformes économiques (Voir la présentation)

Plénièrede conclusion

Le changement de pratique a nécessairement un coût : faire évoluer les techniques, repenser des filières entières, accompagner la transition vers de nouveaux emplois, etc. Or, la situation économique actuelle bride les investissements publics et privés. Comment et par quels instruments remettre la finance au service de la transition écologique et de l’emploi ?

Ouverture : Transition écologique et crise de la dette : comment s’en sortir ? Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Université de Bordeaux, membre du conseil scientifique de l’association Attac

Les enjeux de la reconversion écologique pour le travail et l'emploi Dominique MEDA, Professeur d'université à Paris Dauphine et titulaire de la chaire "Reconversion écologique

Pour un new deal écologique Alain LIPIETZ, Economiste, chercheur, député européen

 

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