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Colloque 2013 : "Economie et biodiversité : Produire et consommer dans les limites de la biosphère

Mis à jour le mardi 23 février 2016 10:37

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Le mercredi 22 août 2012, à 131 jours de la fin de l’année, le réseau Global Footprint signalait que l'humanité avait utilisé son « budget » de ressources naturelles pour l'année 2012. Cet indicateur, basé sur le concept développé par le groupe de réflexion britannique New Economics Foundation, permet de conceptualiser l'écart entre ce que la nature peut régénérer et ce qui est requis pour alimenter l'activité humaine. En d'autres termes, cela signifie qu’en à peine 8 mois, nous avons utilisé les ressources naturelles renouvelables et la capacité de séquestration de CO2 que la planète peut durablement supporter cette année. Pour mémoire, en 2011, la date du "jour de dépassement global" était le 27 septembre.

La prise de conscience du caractère fini de notre planète, si elle est sujette à discussion quant aux échéances et aux alternatives, est ancienne et mobilise un nombre croissant de contributeurs. C’est la suite logique de la mobilisation en faveur d’un développement durable dont la représentation la plus commune a parfois oublié cette dimension. Et ce, même si, dès 1979, René Passet, dans « L'économique et le vivant », proposait un schéma représentant le développement durable au moyen de sphères enchâssées plutôt qu’entrecroisées, rappelant ainsi l’évidence : pour l’heure, la société humaine et l’économie ont pour socle commun le tissu vivant de la planète.

Le colloque Natureparif – Humanité & Biodiversité et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et pour l’Homme s’inscrit dans cette vision. Nous avons souhaité démontrer, exemples à l’appui, qu’il est possible de repenser nos modes de production et de consommation. Parce que l’être humain est une espèce parmi d’autres, nous avons choisi de présenter ces cas en les organisant autour des besoins vitaux communs à tous les êtres vivants : se nourrir, se loger et se déplacer. Nous présenterons des mécanismes qui peuvent favoriser les transitions, les pratiques privées et les politiques publiques qui peuvent catalyser ces changements.

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